I. S’engager en vue d’un développement durable
Objectif
Prendre conscience que la vie est un recyclage permanent. Tout change, se transforme, se réutilise sous une forme ou une autre et chacun est responsable de tout ou partie de ces changements. Pour que le cycle de vie d’un produit soit le plus long possible et le plus efficace, chacun peut s’engager.
Pourquoi s’engager ?
On s’engage normalement pour quelque chose qui nous intéresse et nous motive, on peut dire que c’est une manière de donner sens à sa vie, de se construire, de se réaliser…
Alors, si l’on pense que nous consommons trop dans notre société et si l’on constate des disparités entre des personnes ou des pays, il est possible de s’engager pour que les choses changent.
En s’engageant, on perd parfois une partie de sa liberté. C’est logique mais si c’est pour un mieux-être individuel ou collectif, on n’hésite pas à accepter quelques contraintes.
Comment s’engager ?
Il y a plusieurs façons pour un citoyen de participer à la société et de contribuer au bien-être de sa communauté. Pour illustrer ces différentes formes d’engagement, prenons l’exemple du vélo.
1. S’engager individuellement en tant que consommateur
Choisir des produits de qualité
Pour avoir un vélo de qualité il faut que :
* tous les composants soient de bonne qualité: un bon cadre avec de mauvais freins ou un joli vélo mais très lourd ne sont pas très utiles si l’on veut utiliser régulièrement son vélo et avoir du plaisir à rouler !
* le montage du vélo soit réalisé avec précision : si après quelques kilomètres, les freins touchent la jante ou le changement de vitesse est décalé, on risque de s’énerver et de devoir payer un réglage complet du vélo.
Activité 1 - S’interroger sur la provenance des pièces
Ton vélo est un ensemble de 300 pièces environ provenant du monde entier ! Même un vélo de marque suisse (comme BMC) n’est pas entièrement fabriqué dans notre pays.
Prend ton vélo et regarde la marque de chaque composant. Ensuite recherche des informations sur ces marques et la provenance de ces pièces.
Cadre : BMC (Suisse)
Fourche : Manitou (USA)
Guidon :
Potence :
Tige de selle :
Freins :
Dérailleur :
Selle :
Pédalier :
Jantes :
Pneus :
Activité 2 - Etre un consommateur averti et boycotter un produit qui ne respectes pas certains critères du développement durable!
En achetant ton vélo, tu transmets un message à son fabricant. Indirectement cela signifie que tu approuves son image et ce qu’il fait. Si tu t’es renseigné sur ton fabricant de vélo et tu constates que les pièces qu’il utilise ne sont pas de qualité et fabriquées dans des conditions de travail indignes, que les composants et matériaux des pièces ne figurent pas sur l’emballage, tu peux ne plus acheter de vélo de cette marque et transmettre l’information à tes camarades. Si de nombreuses personnes agissent ainsi, le fabricant verra ses ventes diminuer et il n’aura que le choix de répondre aux exigences pour retrouver ses clients. En tant que consommateur, tu as le pouvoir d’influencer le marché !
Activité 3 - Le cycle de vie d’un vélo
Découvrir le cycle de vie d’un produit de consommation; de sa création à son élimination. Le cycle de vie des moyens de transports englobe la vie du véhicule de sa fabrication à son évaluation, en prenant compte des besoins en carburant, en maintenance et en infrastructures.
Le cycle de vie d’un vélo.
Activité 4 - Quand tu as décidé de jeter ton vélo…
Pense à la règle des trois R : Réutiliser – Réparer - Recycler
* Vérifie s’il ne peut pas être utile à quelqu’un que tu connais. Au moins certaines pièces.
* Est-il réparable ? Pour quel coût ? Mieux vaut un vélo cher que l’on peut réparer qu’un vélo dont les composants ne peuvent être changés ou réparés !
* Si tu jettes ton vélo, il faut le faire ramasser avec les déchets encombrants où le déposer dans une déchetterie proche de chez toi. Plusieurs composants de ton vélo seront recyclés : l’acier, l’alu et même parfois le « carbone» du cadre et de la fourche. La récupération de la ferraille et des métaux non ferreux de ton vélo permet d’économiser de l’énergie et de préserver les ressources naturelles. Elle alimente également le marché suisse en matières premières, puisque notre pays ne possède pas de gisement de fer1, titane, tungstène, nickel, silicium, l’étain, cobalt, manganèse, zinc, autant d’éléments nécessaires à la fabrication de cadre en acier ou en alu.
2. S’engager collectivement
S’engager au sein d’une association permet de défendre au mieux sa cause, de faire entendre sa voix ou de pratiquer une activité ensemble. Prendre part à une association permet aussi de bénéficier d’un réseau de compétences et d’informations, et d’appuis divers pour concrétiser des projets.
S’engager dans une association de défense des intérêts des cyclistes
En devenant membre d’une association qui s’engage à promouvoir le vélo en tant que mode de transport, tu contribues par la cotisation que tu verses et les activités auxquelles tu participes à :
* assurer la réalisation d'aménagements cyclables
* organiser des cours cyclistes et mécaniques
* organiser des bourses aux vélos (vente-achat de vélos d'occasion)
* défendre les intérêts des cyclistes auprès des autorités et administrations
II. Agir en vue d’un développement durable
Agir en vue d’un développement durable, c’est enfiler au moins trois paires de lunettes et changer de casquettes quelques fois avant de prendre une décision.
Changer de lunettes signifie tenir compte des aspects sociaux, économiques et environnementaux de même que de la dimension spatiale (ici- ailleurs) et temporelle (hier – aujourd’hui – demain). Si j’ai les lunettes « santé » je ne vois pas de la même manière mon vélo que si j’ai les lunettes « combien il coûte ? » ou « où jeter mon vélo quand il est hors service ? ».
Changer de casquette, c’est analyser un problème en étant une fois chef d’entreprise, une autre fois ouvrier, politicien ou encore consommateur. Il y a autant de casquettes que de métiers et de fonctions dans la société.
Il n’est pas possible de trouver un équilibre idéal entre tous les points de vue et toutes les personnes pour analyser une question ou résoudre une problématique. Mais on peut essayer de le faire et ainsi amener chacun à argumenter, participer et écouter d’autres points de vue avant de prendre une décision qui concerne l’avenir de tous.
1. Changeons de lunettes,
et regardons quels sont les aspects positifs de rouler à vélo
Lunettes bleues : économie, finance,…
Lunettes orange : social, santé,…
Lunettes vertes : environnement,…
Objectif
Prendre conscience que la vie est un recyclage permanent. Tout change, se transforme, se réutilise sous une forme ou une autre et chacun est responsable de tout ou partie de ces changements. Pour que le cycle de vie d’un produit soit le plus long possible et le plus efficace, chacun peut s’engager.
Pourquoi s’engager ?
On s’engage normalement pour quelque chose qui nous intéresse et nous motive, on peut dire que c’est une manière de donner sens à sa vie, de se construire, de se réaliser…
Alors, si l’on pense que nous consommons trop dans notre société et si l’on constate des disparités entre des personnes ou des pays, il est possible de s’engager pour que les choses changent.
En s’engageant, on perd parfois une partie de sa liberté. C’est logique mais si c’est pour un mieux-être individuel ou collectif, on n’hésite pas à accepter quelques contraintes.
Comment s’engager ?
Il y a plusieurs façons pour un citoyen de participer à la société et de contribuer au bien-être de sa communauté. Pour illustrer ces différentes formes d’engagement, prenons l’exemple du vélo.
1. S’engager individuellement en tant que consommateur
Choisir des produits de qualité
Pour avoir un vélo de qualité il faut que :
* tous les composants soient de bonne qualité: un bon cadre avec de mauvais freins ou un joli vélo mais très lourd ne sont pas très utiles si l’on veut utiliser régulièrement son vélo et avoir du plaisir à rouler !
* le montage du vélo soit réalisé avec précision : si après quelques kilomètres, les freins touchent la jante ou le changement de vitesse est décalé, on risque de s’énerver et de devoir payer un réglage complet du vélo.
Activité 1 - S’interroger sur la provenance des pièces
Ton vélo est un ensemble de 300 pièces environ provenant du monde entier ! Même un vélo de marque suisse (comme BMC) n’est pas entièrement fabriqué dans notre pays.
Prend ton vélo et regarde la marque de chaque composant. Ensuite recherche des informations sur ces marques et la provenance de ces pièces.
Cadre : BMC (Suisse)
Fourche : Manitou (USA)
Guidon :
Potence :
Tige de selle :
Freins :
Dérailleur :
Selle :
Pédalier :
Jantes :
Pneus :
En achetant ton vélo, tu transmets un message à son fabricant. Indirectement cela signifie que tu approuves son image et ce qu’il fait. Si tu t’es renseigné sur ton fabricant de vélo et tu constates que les pièces qu’il utilise ne sont pas de qualité et fabriquées dans des conditions de travail indignes, que les composants et matériaux des pièces ne figurent pas sur l’emballage, tu peux ne plus acheter de vélo de cette marque et transmettre l’information à tes camarades. Si de nombreuses personnes agissent ainsi, le fabricant verra ses ventes diminuer et il n’aura que le choix de répondre aux exigences pour retrouver ses clients. En tant que consommateur, tu as le pouvoir d’influencer le marché !
Activité 3 - Le cycle de vie d’un vélo
Découvrir le cycle de vie d’un produit de consommation; de sa création à son élimination. Le cycle de vie des moyens de transports englobe la vie du véhicule de sa fabrication à son évaluation, en prenant compte des besoins en carburant, en maintenance et en infrastructures.
Le cycle de vie d’un vélo.
Pense à la règle des trois R : Réutiliser – Réparer - Recycler
* Vérifie s’il ne peut pas être utile à quelqu’un que tu connais. Au moins certaines pièces.
* Est-il réparable ? Pour quel coût ? Mieux vaut un vélo cher que l’on peut réparer qu’un vélo dont les composants ne peuvent être changés ou réparés !
* Si tu jettes ton vélo, il faut le faire ramasser avec les déchets encombrants où le déposer dans une déchetterie proche de chez toi. Plusieurs composants de ton vélo seront recyclés : l’acier, l’alu et même parfois le « carbone» du cadre et de la fourche. La récupération de la ferraille et des métaux non ferreux de ton vélo permet d’économiser de l’énergie et de préserver les ressources naturelles. Elle alimente également le marché suisse en matières premières, puisque notre pays ne possède pas de gisement de fer1, titane, tungstène, nickel, silicium, l’étain, cobalt, manganèse, zinc, autant d’éléments nécessaires à la fabrication de cadre en acier ou en alu.
2. S’engager collectivement
S’engager au sein d’une association permet de défendre au mieux sa cause, de faire entendre sa voix ou de pratiquer une activité ensemble. Prendre part à une association permet aussi de bénéficier d’un réseau de compétences et d’informations, et d’appuis divers pour concrétiser des projets.
S’engager dans une association de défense des intérêts des cyclistes
En devenant membre d’une association qui s’engage à promouvoir le vélo en tant que mode de transport, tu contribues par la cotisation que tu verses et les activités auxquelles tu participes à :
* assurer la réalisation d'aménagements cyclables
* organiser des cours cyclistes et mécaniques
* organiser des bourses aux vélos (vente-achat de vélos d'occasion)
* défendre les intérêts des cyclistes auprès des autorités et administrations
II. Agir en vue d’un développement durable
Agir en vue d’un développement durable, c’est enfiler au moins trois paires de lunettes et changer de casquettes quelques fois avant de prendre une décision.
Changer de lunettes signifie tenir compte des aspects sociaux, économiques et environnementaux de même que de la dimension spatiale (ici- ailleurs) et temporelle (hier – aujourd’hui – demain). Si j’ai les lunettes « santé » je ne vois pas de la même manière mon vélo que si j’ai les lunettes « combien il coûte ? » ou « où jeter mon vélo quand il est hors service ? ».
Changer de casquette, c’est analyser un problème en étant une fois chef d’entreprise, une autre fois ouvrier, politicien ou encore consommateur. Il y a autant de casquettes que de métiers et de fonctions dans la société.
Il n’est pas possible de trouver un équilibre idéal entre tous les points de vue et toutes les personnes pour analyser une question ou résoudre une problématique. Mais on peut essayer de le faire et ainsi amener chacun à argumenter, participer et écouter d’autres points de vue avant de prendre une décision qui concerne l’avenir de tous.
1. Changeons de lunettes,
et regardons quels sont les aspects positifs de rouler à vélo
Lunettes bleues : économie, finance,…
Lunettes orange : social, santé,…
Lunettes vertes : environnement,…
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